Pierrefonds Ouest: Sierra Club Québec à l’origine d’une plainte contre le groupe Grilli

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Pierrefonds Ouest: Sierra Club Québec à l’origine d’une plainte contre le groupe Grilli
17/07/2015 Mise à jour : 17 juillet 2015 | 13:58
Pierrefonds Ouest: Sierra Club Québec à l’origine d’une plainte contre le groupe Grilli
Par Véronique Leduc TC Media
TC Media / Archives Les 185 hectares voués à du développement résidentiel sont situés non loin de l’écoterritoire de l’Anse-à-l’orme.

L’organisme environnemental Sierra Club Québec a déposé une plainte le 8 juillet au Commissaire au lobbyisme du Québec contre la Société Grilli Developpement pour des activités de lobbyisme inadéquates dans le dossier du projet immobilier de 5500 logements dans Pierrefonds Ouest.

Tel que stipulé dans la plainte, le principal administrateur de la compagnie, Jean-Pierre Grilli aurait eu des échanges réguliers avec des élus municipaux, dont le maire de Pierrefonds-Roxboro afin d’obtenir des autorisations pour lancer le projet sans s’inscrire au Registre des lobbyistes du Québec.

La lettre rapporte aussi que l’entreprise a embauché David Cliche, un consultant en lobbyisme qui s’est placé en situation de conflit d’intérêts en acceptant le mandat puisqu’il avait déjà conseillé la Ville de Montréal sur le même projet.

Le groupe Grilli est l’un des principaux promoteurs affiliés au projet immobilier d’envergure qui suscite une vive opposition des environnementalistes.

Des membres du Sierra Club Québec, opposés au développement résidentiel dans les milieux naturels à Montréal, étaient présents le 13 juillet au conseil de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro pour questionner les élus, mais ils n’ont obtenu aucune réponse.

«Une requête est devant les tribunaux pour renverser le zonage d’un lot sur ces terres, impossible de faire des commentaires», a indiqué la mairesse suppléante, la conseillère Catherine Clément-Talbot

Actions multiples
Ce n’est pas la première fois que le groupe se manifeste contre le projet résidentiel de Pierrefonds Ouest. En mai dernier, son président, Floris Ensink, a envoyé une lettre au maire de Montréal, Denis Coderre, pour lui demander de protéger le terrain de 185 hectares situé près du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme en raison de sa grande valeur écologique.

«Il n’y a plus de terrain de ce type de disponible dans un tel état sauvage à Montréal, mentionne M. Ensink. Ce sont des champs agricoles abandonnés qui permettent notamment aux oiseaux de proie qui font leur nid dans les boisés autour d’y trouver de la nourriture. Montréal doit conserver l’intégrité de cet écosystème.»

La Coalition verte, le Mouvement ceinture verte, le groupe «Sauvons l’Anse-à-l’Orme» et le Conseil régional de l’environnement de Montréal ont déjà tous publiquement manifesté leur opposition à ce projet.

Rappelons que le groupe citoyen «Sauvons l’Anse-à-l’Orme» a aussi déposé il y a un peu plus d’une semaine une requête en Cour supérieure du Québec pour renverser le zonage actuel d’une section clé des 185 hectares de terres devant être développées dans le cadre du même projet immobilier.

Au moment de mettre sous presse, le maire de Pierrefonds-Roxboro, Jim Beis, n’était pas disponible pour émettre ses commentaires. Le groupe Grilli et David Cliche n’ont pas répondu aux demandes d’entrevues de TC Media.