Une question aux candidats de Jacques-Cartier

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Sounds like Geoff feels we have enough green while Paola is truly concerned about keeping more land green – and let’s face it, there isn’t much green space left on the Island of Montreal.

Une question aux candidats de Jacques-Cartier
Source: Cités Nouvelles

Dans le cadre de la campagne électorale, le journal Cités Nouvelles pose des questions aux candidats de l’Ouest-de-l’Île. Cette semaine, notre question s’adresse aux candidats de Jacques-Cartier:

« Que comptez-vous faire pour protéger les espaces verts dans la circonscription? »

Geoffrey Kelley, Parti libéral du Québec

Il y a un an, le gouvernement libéral amorçait le processus d’acquisition de 31 hectares le long du chemin l’Anse-à-l’Orme qui comprend une cédrière et des marais à l’ouest du chemin. Ces hectares s’ajoutent aux terrains déjà acquis à Pierrefonds entre l’Anse-à-l’Orme et le parc régional du Cap St-Jacques. Nous allons poursuivre notre travail avec les municipalités pour le développement du parc régional sous la gestion municipale. Également, nous allons continuer nos démarches avec la ville de Beaconsfield et l’Association pour la protection du Boisée Angell, afin de compléter l’acquisition des terrains du secteur Nord-Ouest de la ville. Finalement, le gouvernement libéral va soutenir la Route verte, un formidable réseau de 4900 km de pistes cyclables au Québec. Dans le dernier budget, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a réservé 60 millions pour contribuer à la mise en place de ceintures vertes dans la région métropolitaine incluant le grand projet de piste cyclable du parc Paul-Sauvé à Oka jusqu’au parc Mont Bruno sur la Rive-Sud.

Paola Hawa, Coalition avenir Québec

Dans l’Ouest-de-l’Île ou ailleurs à Montréal, les espaces verts se font de plus en plus rares, et Paola Hawa, candidate de la Coalition Avenir Québec dans Jacques-Cartier, voudrait protéger marais, rives, forêts et autres zones vertes. «Les gens reconnaissent en moi une fibre environnementale. C’est un dossier qui me tient à cœur et je l’ai prouvé à maintes occasions. Les questions que je soulève par rapport à la vente des terrains autour de l’Anse-à-l’Orme en sont la preuve.» Selon la plateforme de la Coalition Avenir Québec, l’environnement est un enjeu tout aussi important que le développement économique. «Nous allons mettre un terme à la vieille façon de faire qui confrontait toujours environnement et développement. Les deux doivent se conjuguer et se renforcer mutuellement. Tout projet de développement économique doit être étudié avec un souci pour son impact ou son apport environnemental», ajoute la candidate de l’Équipe François Legault. «La négligence de l’environnement est contraire aux valeurs des Québécois et un non-sens économique. Les coûts liés à la pollution et à la dégradation de l’environnement constituent une entrave au développement économique. Il est donc important de protéger le peu qu’il nous reste d’espaces verts», conclut la citoyenne de Sainte-Anne-de-Bellevue.

Source: Cités Nouvelles

Olivier Gendreau, Parti québécois

Le Parti Québécois suggère une protection des espaces verts de la circonscription de Jacques-Cartier dans une optique de développement durable, qui implique que les décisions politiques soient prises en fonction de leurs bénéfices économiques et sociaux, dans le respect de l’environnement et en tenant compte des générations futures. À cet égard, un gouvernement du Parti Québécois : élargira le mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement pour en faire un Bureau d’audiences publiques sur le développement durable afin d’analyser l’impact global de tout projet majeur; réclamera du gouvernement fédéral l’ensemble des pouvoirs en matière d’évaluation environnementale afin d’éliminer les dédoublements et les pertes d’efficacité; appliquera progressivement le principe d’éco conditionnalité dans l’octroi des subventions, c’est-à-dire faire en sorte que les compagnies qui transgressent les normes environnementales ne puissent obtenir d’aide financière de l’État.

François-Xavier Charlebois, Québec solidaire

Cette question m’interpelle sur deux plans: l’urbanisme convivial et l’environnement. En ce qui concerne l’environnement, Québec Solidaire est le seul parti qui présente des propositions sérieuses, créatives et audacieuses. Même si notre environnement se dégrade à une vitesse fulgurante, les autres partis offrent des solutions timides à ce problème majeur. De plus, ils souhaitent plus d’autoroutes, plus de bétons, de voitures, etc. Ce sont de vieilles façons de faire qui nuisent à notre qualité de vie. Les villes de Pointe-Claire, Beaconsfield, Ste-Anne-de-Bellevue et Baie d’Urfé comptent de nombreux parcs et promenades vertes en bordure du Lac St-Louis. C’est une richesse urbaine incroyable qu’il faut protéger. Il serait possible de diminuer l’utilisation de la voiture dans la circonscription en offrant des alternatives de transport en commun et davantage d’espaces réservés à l’utilisation du vélo! La cohabitation entre les vélos et les voitures est particulièrement difficile sur le chemin Bord-du-Lac-Lakeshore/Boulevard Beaconsfield/rue Lakeshore. Je veux travailler en collaboration avec les élus municipaux de la circonscription de Jacques-Cartier afin d’administrer un urbanisme plus vert. J’aimerais d’ailleurs beaucoup facilité la mise en place d’initiatives en agriculture urbaine. De nombreux espaces vacants pourraient être convertis en jardin communautaire. Ça c’est du progrès!

Raphael Hebert, Option Nationale

La circonscription de Jacques-Cartier compte la plus grande surface forestière de l’île de Montréal, il est impératif pour moi de protéger ces dernières forêts en stoppant tout développement résidentiel qui empiéterait sur la forêt, il y a moyen de continuer le développement sans détruire notre plus grande richesse, la nature. Je crois qu’au lieu de vouloir étendre la ville dans la nature, il faut ramener la nature dans la ville en favorisant notamment les toits verts, qui amélioreraient du coup l’esthétique de nos quartiers, et l’agriculture urbaine. L’agriculture urbaine a un grand potentiel, on pourrait nourrir la ville de Montréal au complet si on utilisait la majorité des toits pour la production agricole. Nous avons l’opportunité d’abriter la meilleure école de recherche agricole du pays. Avec de la volonté politique, on pourrait favoriser la recherche en agriculture urbaine au campus Macdonald et ainsi devenir un pôle majeur du développement de cette industrie pleine d’avenir qui pourrait être implantée dans notre circonscription d’abord, puis exportée vers Montréal et les autres grands centres urbains du pays. Qui aurait crû qu’un jour on pourrait créer des milliers d’emplois agricoles, ici même dans nos quartiers, sans couper nos magnifiques forêts?

Agnes Mina Barti, Union citoyenne du Québec

Les espaces verts représentent surtout un enjeu municipal. En tant que parti qui croit en la concertation à tous les niveaux, l’UCQ veut faire avancer l’idée d’une décentralisation de l’imputabilité. En d’autres mots, nous voulons soutenir les efforts des municipalités au lieu de s’ingérer dans leurs compétences. Nous voudrions d’abord aider les municipalités d’une manière financière quand ils peuvent, par exemple, acheter un terrain pour le transformer en parc ou rouvrir des berges auparavant inaccessibles à la population pour diverses raisons. Nous voudrions aussi encourager et soutenir les solutions vertes. Par exemple, nous voulons soutenir les lois en ceux qui concernent les pesticides, car ceux-ci nuisent à l’environnement. Aussi, là où les habitants attendent toujours la construction d’un mur antibruit, nous encouragerons la création de murs vivants (par exemple, de la haie de cèdres) au lieu de ceux en béton. Un autre facteur pouvant aider à la protection des espaces verts est de hausser la consignation des contenants consignés à 20 sous au lieu de 10. Même si cette mesure peut sembler insignifiante, elle pourra contribuer à la réduction de la pollution dans les parcs par le simple fait que les personnes seront plus enclines à recycler leurs produits consignables.

Francis Juneau, indépendant

Comme candidat indépendant, je n’aurai pas le même poids qu’un parti majoritaire pour défendre nos espaces verts. Je pourrai par contre en discuter et tenter de convaincre des gens ayant plus de pouvoir. Il est à mon avis primordial que les nouveaux développements se fassent dans le respect de l’environnement. On doit réussir à garder un certain équilibre entre l’homme et la nature, et ce, même sur l’île de Montréal. Les espaces verts sont indispensables pour; limiter le réchauffement des centres urbains, améliorer la qualité de l’air et pour laisser un habitat aux animaux. J’aimerais donc protéger certaines zones en obligeant les promoteurs immobiliers à laisser une certaine part de leur lot intacte, principalement les milieux humides, l’habitat de certains animaux et les boisés. En conclusion, je souhaite simplement garder un certain équilibre en l’homme et son milieu dans notre circonscription qui n’est pas encore complètement perdue à ce niveau.

Parti vert du Québec

Plusieurs études ont démontré la capacité d’un espace vert à améliorer la qualité de vie des habitants d’un quartier. La présence d’espaces verts permet une meilleure cohésion sociale, permet d’être plus actif, diminue le stress des habitants qui résident le quartier et finalement, est un facteur pour contrer l’exode des familles à l’extérieur de Montréal. C’est pourquoi protéger les espaces verts de Jacques-Cartier serait une priorité du Parti vert du Québec. Pour se faire, un investissement massif dans les transports en commun est nécessaire. Tant que notre société fera le choix de diminuer le flux du trafic à Montréal en augmentant la taille de nos autoroutes et boulevards, la pérennité de nos espaces verts est compromise. Une idée que le Parti libéral n’a pas encore promu, alors que ce parti veut prolonger l’autoroute 440 dans l’Ouest-de-l’Île, un projet basé sur un modèle d’urbanisme déchu provenant des années 50. Chaque dollar dépensé en béton est un dollar gaspillé selon le parti vert, car il coûte collectivement plus cher que s’il était investi dans ce type de réseau que dans le transport en commun.